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Personne n’aimait cet arc de Dragon Ball il y a 30 ans et pourtant Daïma lui doit tout

Personne n’aimait cet arc de Dragon Ball il y a 30 ans et pourtant Daïma lui doit tout

Moqué, jugé inutile, souvent mis de côté par les fans, cet arc final de Dragon Ball Z a longtemps été considéré comme le vilain petit canard de la saga. Mais 30 ans plus tard, il s’impose comme un pilier essentiel de l’univers, jusqu’à inspirer directement la nouvelle série Dragon Ball Daïma.

Il a tout pour diviser : rythme chaotique, humour débridé, virage scénaristique inattendu. Et pourtant, il renferme aussi certaines des idées les plus brillantes de la franchise.

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Une fin de saga en roue libre

Lorsqu’Akira Toriyama entame l’arc de Majin Buu, il n’a plus vraiment envie de continuer. L’histoire devait se clore après Cell, mais le succès colossal de la série pousse l’éditeur à lui demander de prolonger. Résultat : une intrigue qui change souvent de direction, des personnages secondaires mis en avant, puis vite oubliés, et une tonalité qui oscille entre humour potache et enjeux apocalyptiques.

Un arc inégal mais fondateur

Malgré ses défauts, l’arc Buu introduit des éléments fondamentaux pour la suite de Dragon Ball. Le concept de la fusion, l’apparition de Goten et Trunks, ou encore l’exploration du royaume des démons sont autant de graines que Toriyama plante ici… et qui germeront bien plus tard dans Dragon Ball Super et Daïma.

Majin Vegeta, un tournant capital

C’est dans cet arc que Vegeta connaît son évolution la plus marquante. En acceptant de se faire contrôler par Babidi, il cède à l’orgueil avant de se sacrifier pour sa famille. Cette scène culte permet d’ancrer définitivement l’ambiguïté morale du personnage, tout en préparant les dynamiques futures de la saga. Sans ce passage, le Vegeta de Super n’aurait jamais existé.

La fusion, concept devenu culte

C’est ici que naissent Gotenks et Vegetto, des personnages qui ne seront que très peu exploités mais dont la simple idée continue de faire vibrer les fans. Aujourd’hui encore, chaque nouvel arc de Dragon Ball suscite la question : y aura-t-il une fusion ? Une preuve que l’héritage de l’arc Buu reste vivace et populaire.

Un monde démoniaque aux possibilités infinies

L’introduction de Dabura, de Babidi et de l’idée de royaumes infernaux n’a pas été anodine. C’est ce matériau brut que Dragon Ball Daïma vient réexplorer en profondeur. L’univers sombre et mystique esquissé à l’époque sert aujourd’hui de toile de fond à une narration plus aboutie et contemporaine.

Une structure chaotique mais moderne

L’arc Majin Buu est souvent critiqué pour son manque de cohérence. Pourtant, avec du recul, sa structure éclatéeressemble fortement aux formats narratifs actuels : changement de ton, multiplicité des intrigues, alternance entre légèreté et tension. Un style qui préfigure ce que les shōnens contemporains utilisent largement.

Une revanche narrative inattendue

Daïma vient réhabiliter un arc longtemps mis de côté. Il en reprend les codes, les concepts et même certains personnages oubliés. Ce retour aux sources prouve que Toriyama savait ce qu’il faisait. Loin d’être une erreur, l’arc Buu s’impose avec le temps comme un socle créatif puissant.

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