One Piece : Oda confirme un nouvel utilisateur des pouvoirs d'Imu, et c'est un des 4 empereurs
- 23 juin, 2025
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Malgré son passé tragique et une puissance débordante, Vegeta n’est pas celui qui doit vaincre le plus grand tyran de l’univers. Et c’est tant mieux.
De tous les rivaux de Goku, Vegeta est sans doute le plus emblématique, mais aussi celui que la narration de Dragon Ball punit le plus. Depuis Freezer jusqu'à Jiren, il chute encore et encore. Pourtant, son lien profond avec le tyran doré laisse croire à certains qu’il mériterait enfin sa revanche. Est-ce vraiment une bonne idée ? Rien n’est moins sûr.
Un traumatisme profond mais pas unique
Pendant plus de dix ans, Vegeta a servi l’empire de Freezer, forcé de tuer pour l’homme qui a détruit sa planète et sa famille. Ce passé confère au Prince des Saiyans une rancune légitime, bien plus intense que celle de Goku ou de Broly. Cependant, cette haine, ausi émotionnellement forte soit-elle, ne suffit pas à justifier une victoire écrite d’avance.
Une vengeance qui sonne creux
Là où Goku agit par désir de justice ou par passion du combat, Vegeta cherche souvent la rédemption personnelle à travers la vengeance. Mais dans Dragon Ball, la narration ne récompense pas toujours la revanche. Elle punit parfois ceux qui refusent de tourner la page. Et Vegeta, malgré son évolution morale, reste englué dans son obsession.

Le passé sanglant du héros
Avant de devenir un allié, Vegeta a lui-même exterminé des civilisations entrières. Il était un conquérant sadique, fier de sa cruauté. Peut-on alors vraiment le considérer comme un justicier crédible contre Freezer ? Ses crimes, s’ils sont en partie oubliés par les fans, résonnent encore dans l’univers.
Les Saiyans étaient-ils des victimes ?
Freezer a anéanti la planète Vegeta, mais les Saiyans n'étaient pas des anges. Peuple guerrier, ils ont eux-mêmes commis des génocides interstellaires bien avant de servir l’empire. Si Bardock ou Gine faisaient figure d’exceptions, la majorité était sans pitié. Venger une race de bourreaux pose une question morale que le manga n’a jamais vraiment tranchée.
L'échec programmé de Vegeta
Depuis ses débuts, Vegeta n’a jamais eu le rôle du héros principal. Chaque fois qu’il s’approche de la victoire, le scénario le ramène à sa place : un soutien, un rival, un catalyseur. Il perd contre Cell pour que Gohan brille, contre Buu pour que Goku revienne. Et même avec Ultra Ego, il reste un personnage secondaire narratif.
Le rôle utile d’un looser héroïque
Si Vegeta perd, ce n’est pas parce qu’il est faible, mais parce qu’il sert le récit. Il met en valeur les antagonistes, prépare les grandes victoires, pousse les autres à se surpasser. Sa défaite contre Hit, son retrait face à Zamasu ou Jiren, renforcent la tension dramatique. C’est une fonction noble, même si frustrante.
Black Freezer, une menace qui dépasse l'égo
Le retour de Freezer en mode Black bouleverse l'échelle de puissance. Il n’est plus seulement l’ancien bourreau de Vegeta, mais un dieu de la destruction en puissance. Lui opposer Vegeta serait le condamner à l'échec encore une fois. L’histoire a besoin de nouveaux codes, de nouveaux héros. Pas d’une revanche trop tardive.


