Goku sans queue ? Ce détail oublié cache un énorme secret de fabrication
- 10 juin, 2025
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Ce n’est pas une incohérence du scénario ni un détail oublié : si Goku a perdu sa queue, c’est parce qu’Akira Toriyama n’en pouvait plus de la dessiner.
Derrière chaque décision artistique d’Akira Toriyama se cache une logique parfois inattendue. Si Goku n’a plus sa queue de singe depuis des décennies, ce n’est pas à cause d’un changement dans l’histoire, mais d’un choix très personnel du mangaka. Une anecdote qui révèle les coulisses de la création de Dragon Ball, bien loin des théories les plus farfelues des fans.
DECOUVRIR LA BOUTIQUE
VOIR LES FIGURINESUn détail devenu un vrai casse-tête
Lorsqu’il a créé Goku, Akira Toriyama a imaginé un enfant à l’apparence sauvage, inspiré du roi singe. La queue de Saiyan, en plus d’être un clin d’œil mythologique, servait de déclencheur à des transformations spectaculaires, comme celle en singe géant. Mais très vite, ce petit appendice est devenu un fardeau graphique. Toriyama a récemment expliqué qu’il passait un temps fou à dessiner cette queue à chaque case, à la faire interagir avec les vêtements, les mouvements, les combats. Un détail insignifiant pour les lecteurs, mais un cauchemar logistique pour un mangaka qui dessinait parfois plusieurs chapitres en une semaine.
Une décision plus pratique que scénaristique
Contrairement à ce que certains fans croyaient, la disparition de la queue n’a pas été décidée pour des raisons scénaristiques. Il n’y a pas eu de pression éditoriale ou de volonté de changer l’identité visuelle du héros. C’est simplement Toriyama qui voulait simplifier son travail. Ce choix a été assumé très tôt dans la série. Le personnage subit plusieurs pertes et repousses de queue, jusqu’à ce que le gimmick disparaisse totalement. Cela coïncide avec l’évolution de Goku, qui devient adulte et entre dans une nouvelle ère narrative. Mais cette évolution est en réalité secondaire par rapport à la motivation première : gagner du temps.
Un cas loin d’être isolé
Ce n’est pas la première fois que le mangaka prend ce genre de décisions. Lors de la création de Cell, Toriyama a inventé un personnage couvert de taches. Sauf que ces motifs étaient un cauchemar à encrer pour son équipe, au point que les assistants lui ont demandé s’il était possible de simplifier le design. Ce souci de praticité traverse toute l’œuvre du mangaka. Toriyama l’a dit lui-même : il déteste les éléments complexes à dessiner de manière récurrente. C’est pourquoi les personnages de Dragon Ball ont souvent des tenues très épurées, des coiffures figées, et des accessoires limités.
Un impact durable sur le reste de l’œuvre
L’abandon de la queue a eu des conséquences importantes sur l’univers narratif de Dragon Ball. Sans ce détail, certaines transformations comme l’Oozaru (le singe géant) ont été mises de côté. Cela a poussé la série à se réinventer, en introduisant d’autres formes de puissance, comme le Super Saiyan ou plus tard le Hakaïshin Mode. De plus, le public n’a jamais vraiment remis en question ce retrait. Preuve que l’univers de Dragon Ball, aussi codifié soit-il, reste malléable, et que les fans acceptent ces changements tant qu’ils servent l’aventure.
Une philosophie de travail unique
Toriyama a toujours adopté une démarche très spontanée. Il l’a souvent dit en interview : il ne planifie pas ses arcs narratifs des mois à l’avance. Il suit son instinct, corrige, ajuste. Le retrait de la queue s’inscrit dans cette logique de création intuitive. Il n’a jamais pensé son manga comme une œuvre figée, mais comme un terrain de jeu, à adapter selon les besoins… ou ses envies. Il privilégie la fluidité de production à l’exactitude absolue. Une philosophie qui l’a souvent conduit à ignorer les détails techniques, comme la cohérence des échelles de puissance ou la gestion du temps dans l’univers.
Une anecdote révélatrice du métier de mangaka
L’affaire de la queue de Goku permet de mieux comprendre les contraintes réelles du travail de mangaka. Un chapitre hebdomadaire, c’est environ 15 à 20 pages à livrer en quelques jours, avec story-board, crayonné, encrage, dialogues. Ajouter un élément récurrent à dessiner, c’est alourdir chaque case de quelques secondes, voire minutes. Sur l’ensemble d’un volume, cela représente des heures de travail supplémentaires. Supprimer la queue, c’était donc aussi préserver le rythme de publication, éviter la fatigue, et permettre à Toriyama de tenir sur la durée.
Tableau : apparitions marquantes de la queue de Goku
| Épisode/Chapitre | Événement lié à la queue | Résultat |
| Chapitre 1 | Goku jeune a une queue de singe | Élément de personnalité |
| Chapitre 21 | Goku se transforme en Oozaru | Détruit le tournoi |
| Chapitre 26 | La queue est coupée par Yamcha | Fin de la transformation |
| Arc Baba la voyante | La queue repousse | Goku redevient un Oozaru |
| Début Dragon Ball Z | La queue est définitivement absente | Goku adulte, sans appendice |


