Freezer n’aurait jamais dû exister, mais il a sauvé Dragon Ball du naufrage
- 08 juin, 2025
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Frieza est devenu culte, mais son arrivée dans Dragon Ball a provoqué une avalanche d'incohérences que peu de fans osent relever. Et si tout ça n'avait jamais été prévu ?
À l’origine, Frieza n’était même pas censé exister. Toriyama l’a intégré pour répondre à l’évolution imprévue de Vegeta. Résultat : une tonne de détails ne collent plus, des origines de la planète Vegeta à l’histoire des Saiyans. Pourtant, ce chaos narratif a aussi donné naissance à l’un des meilleurs arcs de la série.
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VOIR LES FIGURINESUne légende inventée à la dernière minute
Frieza est présenté comme le tyran intergalactique qui a réduit les Saiyans à l’esclavage. Pourtant, lors de la première apparition de Vegeta, rien ne laisse penser qu’il obéit à qui que ce soit. Lui et Nappa semblent agir librement, sans crainte d’un supérieur. Leur objectif ? Trouver les Dragon Balls pour obtenir l’immortalité, pas pour renverser un quelconque ennemi. Ce qui rend incohérent le fait que plus tard, Vegeta cherche à vaincre Frieza. S’il avait voulu se venger, il l’aurait mentionné bien plus tôt.
La destruction de la planète Vegeta change trois fois
Dans Dragon Ball Z, Raditz affirme que leur planète d’origine a été détruite par une pluie de météores. Puis, un épisode filler évoque un dieu furieux. Enfin, c’est Dodoria qui annonce que c’est Frieza lui-même qui l’a anéantie. À ce stade, même les fans les plus attentifs ont du mal à suivre. Comment une race aussi fière a pu gober une telle fable ? Et pourquoi Goku ne l’a-t-il pas appris plus tôt ? Ces changements reflètent surtout un manque d’anticipation de Toriyama.
Piccolo passe de démon à extraterrestre
Quand Vegeta identifie Piccolo comme un Namek, tout bascule. Jusque-là, il était considéré comme un démon terrestre. Cette réécriture a permis d’ouvrir la voie à la planète Namek, mais au prix d’un sacré tour de passe-passe scénaristique. Cela dit, cette décision a permis l’une des meilleures évolutions de la série, donnant à Piccolo un passé riche et un rôle central dans l’arc suivant. Encore une fois, l’improvisation de Toriyama a chamboulé l’univers... pour le meilleur comme pour le pire.
Vegeta n’aurait jamais dû survivre
À l’origine, Vegeta devait mourir à la fin de l’arc Saiyan. Mais face à sa popularité, Toriyama a changé ses plans. Pour justifier son retour, il fallait un ennemi encore plus fort : Frieza. Ce changement a entraîné des retcons majeurs : Vegeta devient un prince trahi, animé par la vengeance. Une construction plus noble que son rôle initial de brute sans scrupule. Mais cela a aussi semé de nouvelles incohérences dans ses objectifs.
Toriyama écrivait sans plan global
Toriyama l’a reconnu lui-même : il écrivait Dragon Ball semaine par semaine, sans grande vision d’ensemble. Frieza n’existait pas quand les Saiyans ont été introduits. D’où l’absence totale d’allusions à lui avant l’arc Namek. Cela explique aussi pourquoi certains éléments changent d’un arc à l’autre. Au lieu de corriger les erreurs, il a préféré avancer, quitte à laisser quelques trous dans le scénario. Une méthode risquée, mais qui a créé une œuvre vivante.
Des incohérences acceptées par les fans
Certains éléments peuvent être justifiés : Nappa respecte Vegeta en tant que prince, pas en tant que commandant. Vegeta, de son côté, évite peut-être de parler de Frieza par fierté. Mais d'autres restent flous, comme son obsession pour l’immortalité. Pourquoi ne pas simplement dire qu’il voulait tuer Frieza ? Ce serait plus logique. Pourtant, cette imprécision a permis à Toriyama de remodeler ses personnages au fil du temps, au prix de quelques sauts logiques.
L’improvisation a aussi ses vertus
Sans Frieza, pas de climax sur Namek, pas de Super Saiyan, pas de rédemption de Vegeta. Même s’il a perturbé la cohérence interne, Frieza reste un pilier de l’univers Dragon Ball. Son arrivée tardive a donné un second souffle au récit. C’est un exemple parfait de créativité spontanée, où les défauts de structure sont compensés par la puissance émotionnelle et l’impact narratif. Ce qui fait de Dragon Ball un chef-d'œuvre malgré tout.


