Dragon Ball Z a frôlé la catastrophe : un scandale de plagiat a failli ruiner l’anime légendaire
- 31 août, 2025
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Une affaire aussi méconnue que fracassante a failli faire sombrer l’empire Dragon Ball : en 2011, le compositeur historique Kenji Yamamoto est accusé de plagiat massif, forçant Toei à tout effacer dans l’urgence.
Peu d’univers d’animation peuvent se vanter d’avoir autant marqué les esprits que Dragon Ball. Le succès planétaire de l’œuvre d’Akira Toriyama repose sur ses combats spectaculaires, mais aussi sur sa musique culte. Pourtant, en 2011, une bombe explose : Kenji Yamamoto, compositeur attitré depuis des années, est rattrapé par des accusations de plagiat. Un choc profond, tant pour les fans que pour l’industrie.
Un pilier musical remis en cause
Pendant des décennies, la bande-son de Dragon Ball a accompagné les moments les plus épiques. Le style de Shunsuke Kikuchi, reconnaissable entre mille, a donné une identité sonore forte à la franchise. Lorsque Dragon Ball Z Kai est lancé en 2009, Toei fait appel à Kenji Yamamoto pour moderniser la musique. Ce dernier n’est pas un inconnu : il travaille avec l’univers Dragon Ball depuis les années 1980 et a signé de nombreuses pistes pour les jeux vidéo. Son style, plus orchestral et percutant, était censé redonner un souffle à la série.
Une alerte venue des fans
Tout bascule en 2011, lorsque plusieurs internautes repèrent des similitudes troublantes entre des musiques de Dragon Ball Z Kai et des titres de groupes comme Pink Floyd, Metallica ou encore des bandes originales de films comme Avataret Terminator Salvation. Des extraits sont comparés, superposés, et la preuve devient accablante : Yamamoto a recopié des morceaux célèbres. La réaction de Toei est immédiate : le compositeur est licencié sur-le-champ. Les épisodes contenant ses musiques sont remaniés, et les versions physiques retirées de la vente.
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Des jeux vidéo impactés en chaîne
Le scandale dépasse rapidement le cadre de l’anime. De nombreux jeux vidéo Dragon Ball, dont Budokai Tenkaichi 3 ou Raging Blast 2, comportaient des pistes incriminées. Certains titres sont patchés, d’autres deviennent tout simplement introuvables dans leur version originale. Des éditions collector prennent ainsi une valeur folle sur le marché de la revente. Une véritable chasse aux versions non censurées s’organise parmi les fans.
| Jeu vidéo concerné | Année | Statut actuel |
| DBZ Budokai HD | 2012 | Musique remplacée |
| Raging Blast 2 | 2010 | En rupture |
| DBZ Kai PSP | 2011 | Introuvable |
Une remise à zéro forcée
Pour sauver la face, Toei décide de restaurer les musiques originales de Kikuchi dans les épisodes de Dragon Ball Z Kai. Le choix est sûr, l’effet nostalgique fonctionne. Mais la trahison reste difficile à digérer. L’incident fait l’objet d’un silence gêné dans la sphère médiatique japonaise. Toei n’engage aucune poursuite, et Yamamoto disparaît du paysage.
Une nouvelle ère musicale
Dès 2013, Dragon Ball entame sa renaissance sonore avec Norihito Sumitomo. Ce compositeur introduit des sonorités modernes tout en respectant l’héritage de la série. Il travaille sur Battle of Gods, Resurrection F puis Dragon Ball Super. Son style, plus cinématographique, réconcilie les anciens et les nouveaux fans. Il est rejoint ponctuellement par Naoki Satō et Kōsuke Yamashita sur certains projets.
Un tabou toujours présent
Kenji Yamamoto est aujourd’hui persona non grata. Aucun mot officiel n’a été prononcé par Akira Toriyama ou Toei depuis son renvoi. La musique est un élément trop central dans l’expérience Dragon Ball pour risquer un retour au passé. Certains fans regrettent tout de même ses compositions puissantes, souvent jugées plus épiques que celles de ses successeurs. Mais le plagiat a laissé une tache indélébile.
Une franchise à l'épreuve du temps
Dragon Ball a traversé cette crise grâce à sa résilience. Cette affaire aurait pu briser l’image d’une licence construite sur la loyauté et l’innovation. Mais l’anime a su se relever, en tirant les leçons de ses erreurs. Depuis, chaque projet fait l’objet de vérifications renforcées, notamment sur les droits d’auteur musicaux. Une preuve que la confiance du public ne se gagne qu'à force de transparence.


