Banpresto
Publié le 4 février 2026 · 45 969 lectures · 4 min de lecture
Toriyama révèle que les Super Saiyan 2 et 3 ne sont pas ce que les fans croyaient depuis 30 ans.
Pendant des années, les fans pensaient que chaque forme de Super Saiyan était une évolution à part entière. Mais selon Toriyama lui-même, tout ça était faux.
Les Super Saiyan 2, 3, voire 4 ne seraient pas de véritables évolutions, mais des déclinaisons poussées d’un même état. Une déclaration passée de Toriyama relance le débat sur l’utilité de ces formes et sur leur place dans l’univers Dragon Ball. Retour sur une interview qui bouleverse trente ans de croyances.
DECOUVRIR LA BOUTIQUE
VOIR LES FIGURINESQuand on pense à Dragon Ball, difficile de ne pas imaginer un Goku aux cheveux blonds, à la « power aura » impressionnante. Pourtant, selon Toriyama, le Super Saiyan d’origine est la clé de tout. Les versions 2 et 3 ne seraient que des améliorations de ce premier stade, et non des métamorphoses complètes. En réalité, l’objectif n’a jamais été d’enchaîner les formes, mais de maîtriser parfaitement les versions de base. Un principe que Goku a fini par comprendre après son affrontement contre Beerus.
Ce que cette déclaration d’Akira Toriyama révèle surtout, au‑delà du débat technique sur le Super Saiyan 2 ou 3, c’est un changement profond de philosophie dans l’écriture de Dragon Ball Super. En recentrant la progression de Goku non plus sur l’empilement de formes mais sur la maîtrise d’un état fondamental, Toriyama rapproche volontairement la saga d’un schéma plus martial que spectaculaire : apprendre à se battre mieux, pas seulement plus fort. L’arrivée de Whis comme mentor, puis l’affrontement avec Beerus, servent précisément de déclencheurs à cette rupture narrative. À partir de là, l’entraînement devient un travail sur la gestion du ki, la précision et le calme mental, ce qui prépare directement l’émergence de l’Ultra Instinct. Autrement dit, le message est clair : les anciennes formes de Super Saiyan incarnent une époque où la puissance brute faisait progresser l’histoire, tandis que la nouvelle ère met en avant une évolution intérieure du combattant. Cette relecture change profondément la façon dont il faut interpréter les transformations cultes : elles ne sont plus des paliers vers la perfection, mais des étapes transitoires vers une maîtrise bien plus exigeante et bien plus rare.
La raison de cette maîtrise ? Les transformations comme le Super Saiyan 3 sont très spectaculaires, mais consomment une énergie colossale. Goku a vite réalisé qu’il était plus rentable d’optimiser le Super Saiyan standard que d’utiliser des formes qui le fatiguent trop vite. Déjà à l'époque de Majin Buu, il était clair que ces transformations n'étaient pas viables sur la durée d'un combat. Elles brillent par leur impact visuel, mais deviennent un handicap stratégique dans les nouveaux arcs.
Beaucoup de fans continuent à préférer le look électrisant du Super Saiyan 2 ou la crinière sauvage du 3. Pourtant, la logique narrative va dans le sens d'une simplification et d'une efficacité accrue. Toriyama a souvent affirmé qu'il était plus intéressé par des histoires fluides que par des escalades de puissance. Une démarche qui peut frustrer mais qui recentre l’intrigue sur l’entraînement et la stratégie.
Depuis l'apparition de Whis et Beerus, puis de l'Ultra Instinct, le Super Saiyan 3 est presque devenu un vestige du passé. Les nouvelles formes dépassent la simple force brute pour introduire vitesse, intuition et maîtrise du ki.
Voici un tableau comparatif des transformations et de leur efficacité en combat :
| Transformation | Consommation d'énergie | Temps de maintien | Pertinence actuelle |
| Super Saiyan | Moyenne | Long | Toujours utile |
| Super Saiyan 2 | Haute | Moyen | Obsolète |
| Super Saiyan 3 | Très haute | Court | Dépassé |
| Ultra Instinct | Optimisée | Variable | Primordiale |
Le Super Saiyan 2 apparaît lors du combat de Gohan contre Cell. Le 3 est dévoilé face à Buu. Ces moments forts ont marqué une génération, mais aujourd’hui, ils ne sont plus qu’un souvenir esthétique. La puissance de ces formes résidait aussi dans leur charge émotionnelle. Or, avec l'évolution de la narration, le fond a pris le pas sur la forme, reléguant ces transformations au rang d'outils de fan service.
Dans les derniers arcs, Goku délaisse ces formes intermediaires au profit d'une maîtrise totale de ses compétences de base. Un retour aux sources logique, conforme à la vision d'origine de Toriyama. La série s'éloigne des effets de style pour se concentrer sur la maîtrise technique et l’efficacité. Une manière aussi de montrer que la vraie puissance ne se voit pas toujours.
Toriyama, à travers ses révélations, nous rappelle que le Super Saiyan n’est pas un énième niveau à débloquer, mais un chemin vers la perfection. Une métaphore de l’entraînement, de la patience, et du retour à l’essentiel. Plutôt que de viser toujours plus haut, Dragon Ball semble nous inciter à mieux faire avec ce qu’on a. Un message simple, mais puissant, à l'image de Goku lui-même.