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Dragon Ball Super : le design original de l’adversaire ultime de Goku devait être totalement différent

Dragon Ball Super : le design original de l’adversaire ultime de Goku devait être totalement différent

Un ancien brouillon de scénario révèle un visage totalement différent de l’un des adversaires les plus marquants de Goku. Jiren, l’implacable colosse du Tournoi du Pouvoir, devait à l’origine être bavard, héroïque et beaucoup plus humain.

Ce que les fans ont découvert dans l’anime n’est qu’une version finale, remaniée en profondeur, d’un personnage qui a longtemps dérouté les scénaristes eux-mêmes. Et si Jiren n’avait pas été ce guerrier silencieux à la force incommensurable, mais un justicier volubile prêt à sauver l’univers ? C’est ce qu’a révélé une interview récente des créateurs de Dragon Ball Super.

Un vide scénaristique à combler

Lorsque Akira Toriyama a transmis sa trame pour le Tournoi du Pouvoir, il a soigneusement omis un détail pourtant crucial : la personnalité de Jiren. Aucun passé, aucune motivation, pas une ligne de caractère. Cela a laissé les scénaristes de l’anime dans une impasse. Sans indications claires, ils ont dû improviser. L’idée première ? En faire un “héros de justice” très loquace, à contre-courant des ennemis froids et nihilistes comme Hit ou Zamasu.

Une direction rejetée par Toriyama

Les créateurs, Satoru Takami (producteur) et Ryota Nakamura (réalisateur), ont proposé ce concept à Toriyama. Mais sa réponse a été tranchante : “Jiren est un personnage qui ne parle pas.” Le maître a alors envoyé un nouveau background, beaucoup plus sombre : Jiren est orphelin, ses parents et son maître d’arts martiaux ont été tués. C’est ce passé tragique qui a façonné son silence et sa froideur. Un virage scénaristique qui a tout changé.

Un autre personnage a hérité de sa version initiale

Le concept du justicier bavard n’a pas été abandonné. Il a été recyclé et attribué à un autre combattant de l’Univers 11 : Toppo. Celui-ci n’avait pas non plus de personnalité définie, et son rôle de futur Dieu de la Destruction collait bien avec l’idée d’un héros tiraillé par le devoir et la morale. Résultat : Jiren est devenu l’ennemi mutique et impénétrable, et Toppo le tribun de la justice divine.

Un impact énorme sur le déroulé de l’arc

Imaginer Jiren comme un guerrier bavard aurait bouleversé le rythme du Tournoi. Dans la version finale, il reste assis la majorité du temps, n’intervient qu’à des moments clés, et laisse planer un mystère pesant. S’il avait été aussi actif que prévu, cela aurait forcé les combats à s’enchaîner plus rapidement, multiplié les confrontations avec Goku, et éliminé plus d’adversaires dès les premiers épisodes.

Une rareté dans l’univers Dragon Ball

La version tragique de Jiren est presque une anomalie dans Dragon Ball. Rares sont les antagonistes à avoir un passé aussi sombre sans tomber dans la caricature. Là où Freezer est un tyran absolu et Cell une machine sans remords, Jiren est un survivant, presque en quête de sens. Cela le rapproche d’un Vegeta époque Majin, mais sans jamais céder à la colère ou la haine.

Un choix validé par le public… à moitié

Le mutisme de Jiren a divisé. Certains ont loué sa présence intimidante et sa puissance froide, d’autres ont regretté son manque d’émotion ou de développement. Avec le recul, les auteurs ont estimé que ce silence servait à renforcer son aura, mais des dialogues mieux calibrés auraient pu l’humaniser sans l’affaiblir. C’est là que Toppo a permis de rééquilibrer les enjeux narratifs.

Ce qu’on aurait pu avoir

Voici un tableau comparatif des deux versions de Jiren :

Élément Version initiale Version finale
Personnalité Justicier bavard Guerrier mutique
Motivation Défenseur de l’univers Vengeance, traumatisme
Actions Intervient dès le début Attente passive, puis action
Histoire Pas de passé spécifique Parents et maître tués
Impact sur Toppo Secondaire Devient porteur du message

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