Dragon Ball a été frappé par un scandale musical que peu de fans connaissent, mais qui a changé à jamais la façon dont l'anime gère sa bande-son
- 27 août, 2025
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Il a donné une nouvelle identité sonore à Dragon Ball avant d’être brutalement effacé de l’histoire… pour une affaire de plagiat qui a secoué toute l’industrie.
Il y a 14 ans, un compositeur emblématique de Dragon Ball a été licencié pour plagiat, entraînant la disparition de ses musiques de l’anime, des jeux vidéo, et même des disques officiels. Une affaire aussi discrète que dévastatrice, qui a obligé Toei à rebattre toutes ses cartes musicales en urgence.
Un univers sonore qu'on pensait immuable
Depuis ses débuts, Dragon Ball s’est forgé une véritable identité musicale, indissociable de ses scènes cultes. Les compositions de Shunsuke Kikuchi dans la série originale sont gravées dans la mémoire de toute une génération. Mais dans les années 2000, une nouvelle époque musicale s’ouvre avec l’arrivée de Kenji Yamamoto, censé moderniser l’univers sonore avec Dragon Ball Z Kai, la version remastérisée du classique.
Le nom que tout le monde connaissait... jusqu'à l'effacement total
Kenji Yamamoto, actif depuis 1987, avait participé à plusieurs morceaux de l’anime et à de nombreux jeux Dragon Ball comme Super Butōden ou Budokai Tenkaichi. En 2009, Toei lui confie les clés de la musique de Dragon Ball Z Kai, pensé comme la version définitive pour une nouvelle génération. Sa musique était plus intense, plus cinématographique, parfois même épique… Jusqu'à ce que tout bascule en 2011.
Un scandale de plagiat bien plus vaste qu'on ne le pensait
Le 9 mars 2011, Toei Animation annonce en catimini que Yamamoto est démis de ses fonctions. Immédiatement, les morceaux de la bande originale prévus pour un disque collector sont annulés. La raison ? Une enquête menée par des fans démontre que de nombreux morceaux de Yamamoto sont plagiés, à peine modifiés, et parfois même identiques à ceux d’artistes aussi connus que The Beatles, Black Sabbath, James Horner (Avatar), ou encore Danny Elfman(Terminator).
Une crise logistique sans précédent pour Toei
Au moment du scandale, Dragon Ball Z Kai était en plein passage télévisé. Toei a dû remplacer en urgence l’ensemble des musiques incriminées par des morceaux plus anciens de Kikuchi. Les rediffusions ont été modifiées, les coffrets ré-édités, et les jeux vidéo impactés ont cessé d’être commercialisés ou ont reçu des versions corrigées, comme Budokai HD Collection. Un tableau récapitulatif permet de mieux comprendre l'ampleur :
| Élément affecté | Action prise par Toei |
| Dragon Ball Z Kai (TV) | Remplacement par musiques Kikuchi |
| Disques officiels (OST) | Annulation ou ré-pressage |
| Jeux vidéo (Budokai, Raging Blast) | Musiques retirées ou modifiées |
| Produits dérivés (concerts, pubs) | Suppression des musiques Yamamoto |
Un héritage définitivement rayé du canon
Le scandale a été si marquant que toute trace officielle de Yamamoto a été effacée. Ses morceaux sont devenus des "lost media", impossibles à trouver ailleurs que dans des archives de fans. Pourtant, sa contribution artistique était réelle, et certains de ses arrangements sont encore loués pour leur intensité. Mais l’absence de crédit, l’absence de transparence, et la répétition du plagiat sur des décennies ont scellé son sort.
Une réinvention musicale bâtie dans l'urgence
Derrière cette crise, Toei a dû repartir de zéro. Un nouveau compositeur, Norihito Sumitomo, a été engagé pour Battle of Gods en 2013, puis Dragon Ball Super. Son style plus instrumental et jazzy a redéfini les scènes d’action. Par la suite, Naoki Satō (Super Hero) et Kōsuke Yamashita (Daima) ont eux aussi apporté leur touche, marquant une véritable diversification musicale.
Une page noire devenue tremplin créatif
Ironie de l'histoire : l'un des plus gros scandales de Dragon Ball a permis de renouveler en profondeur un pan de la franchise trop longtemps figé. La nouvelle génération de compositeurs a permis à Dragon Ball de ne pas sombrer dans la redite. La musique moderne, entre hommages et innovations, est aujourd’hui un des points forts de chaque nouvelle production.


